Contient une présentation
Durée : 0h 35m 28s
Langue : Français (fr)
Production : Université Louis Pasteur, Strasbourg
Réalisation : Colloques et Conférences
description de la vidéo :
La modélisation dans les sciences fondamentales est souvent perçue comme la volonté d’amener
« la nature au rendez vous du calcul ». Les sciences de l’ingénieur ont une dimension autre qui
est de « comprendre pour agir sur la nature », et la modélisation a aussi un rôle décisif de ce point
de vue.
La conception d’un dispositif d’ingénierie s’appuie sur les connaissances issues du laboratoire, où
sont menées des expériences sur des durées généralement plus courtes que la durée de vie
escomptée pour la création de l’ingénieur, et sur des échelles spatiales plus petites que celles des
structures.
La modélisation dans le domaine particulier de la Science des Matériaux doit donc guider
l’ingénieur soit dans l’extrapolation fiable des données du laboratoire, soit dans la définition de
procédures de vieillissement accéléré, soit dans le développement de nouveaux matériaux « sur
mesure ». Pour pouvoir répondre à ces exigences, dans le domaine des sciences des matériaux, la
modélisation s’appuie sur les microstructures pour prédire les comportements macroscopiques,
s’aide des mécanismes pour prédire les comportements aux temps longs. Paradoxalement, la
réalité observable doit être simplifiée et en quelque sorte appauvrie pour que la modélisation
puisse trouver l’équilibre entre ce qui est « simple et faux », et ce qui est « compliqué et
inutilisable ». De telle sorte que la relation entre la réalité et la modélisation dans ce domaine
peut être vue comme « une simplification de la réalité observable pour prédire à des échelles de
temps et d’espace autres que celles du laboratoire, le comportement d’une réalité à créer ».
description de la session :
Modérateur : O. Debarre, IUF, ULP